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Pleins et DéliésLe magazine de l’écriture manuscrite

Rubrique 07

Le carnet de Pleins et Déliés

Notes de lecture, évolutions des programmes, études récentes et carnet de la rédaction : ce qui bouge autour de l’écriture à la main et de son apprentissage.

Un carnet à spirale ouvert sur une page de notes manuscrites datées, un journal plié à côté, un crayon à papier posé dans la pliure, lumière de matin sur un plan de travail clair.

Le carnet est la page où la rédaction travaille en public. Une note y entre le jour où elle s’écrit, porte cette date en clair et n’en change jamais discrètement : quand une information bouge, la correction se date à son tour. Ce journal complète les pages de fond du magazine, lentes par métier, d’un endroit où le suivi lui-même se lit.

Les notes de la rédaction

Le carnet reçoit trois sortes de notes. Les notes de lecture d’abord : un ouvrage relu, une étude ouverte, ce qu’elle permet d’affirmer et ce qu’elle ne permet pas. Les révisions ensuite : chaque fiche du répertoire de l’écrit porte sa date de vérification, et c’est ici que la date s’explique quand une formulation change, avec la raison du changement. La veille des textes officiels enfin : un programme qui s’ajuste, une fiche de démarches qui change d’adresse, et la page du site qui doit être reprise en conséquence. La cadence visée tient en une phrase, une note tous les deux jours, et la règle de sortie l’est autant : une note qui dépasse sept cent cinquante mots quitte le carnet, devient un article à part entière dans sa rubrique, et ne garde ici que son chapeau et le lien vers lui.

Ce que nous relisons en ce moment

La pile de la rédaction tient en trois étages. Les ouvrages d’abord, ceux que cite la bibliographie du magazine : la page des livres de référence les liste avec leur auteur, leur éditeur et leur année, et chaque relecture datée ici renvoie à cette liste plutôt qu’à une impression de mémoire. Les textes institutionnels ensuite : recommandations de la Haute Autorité de santé sur les troubles des apprentissages, documents d’accompagnement des programmes de l’école, fiches publiques de démarches. C’est cet étage qui rouvre le plus souvent une page du site : la moindre évolution d’un texte officiel oblige à relire les aménagements scolaires et à dater la reprise dans une note. Les fiches du répertoire enfin, qui vivent elles aussi : une définition se précise, une source se vérifie mieux, la fiche change et le carnet l’annonce.

Une règle de méthode ferme le dispositif : le carnet n’avance rien qui ne soit vérifiable dans la note même. Une source s’y nomme, une date s’y pose, et ce qui reste incertain s’écrit comme incertain. Une note fausse ou dépassée se corrige d’autant mieux qu’un lecteur la signale : écrire à la rédaction suffit, la correction se date le jour même. Sous ces lignes, les notes du carnet puis la liste des dernières pages du magazine se lisent dans l’ordre du temps, le plus récent d’abord, comme sur un cahier de suivi. Les dates font ici partie de l’information : elles disent quand un fait a été vérifié, et elles vieillissent avec lui.

Les notes du carnet

Le répertoire passe à vingt quatre fiches

La grille du répertoire de l’écrit est complète : quatre familles, six fiches chacune, la même structure pour toutes. Chaque fiche porte sa date de vérification, et c’est ici que ces dates s’expliquent quand une révision change une formulation. La famille des troubles suit le vocabulaire de la recommandation de la Haute Autorité de santé sur les troubles spécifiques du langage et des apprentissages ; la famille des dispositifs scolaires suit les textes officiels cités dans chaque fiche.

Relire Ajuriaguerra sans le découper

La pile de relecture de la rédaction remonte à l’ouvrage fondateur sur l’écriture de l’enfant, celui qui a donné au vocabulaire de la rééducation son socle. Le parti pris du magazine reste le même : citer l’auteur, l’éditeur et l’année dans les livres de référence, sans jamais recopier une liste de critères. Un ouvrage ancien se relit comme une source : il date une idée, il ne prescrit pas aujourd’hui.

Ce que le carnet ne fera pas

Une note de méthode, pour poser la règle dès la première semaine : ce carnet ne commente ni situations individuelles, ni établissements, ni praticiens. Les questions personnelles trouvent leur interlocuteur dans les ressources publiques, et une correction se demande par courriel. Le carnet note ce qui bouge dans les textes, les livres et les études, et rien d’autre.

Les huit dernières pages du magazine

  1. Une chemise cartonnée ouverte sur une table, des formulaires imprimés empilés, un stylo posé sur la première page, un ordinateur portable ouvert à droite et un carnet vert glissé sous la pile.

    · École et famille

    Les aménagements scolaires quand écrire est un obstacle

    Du plan d’accompagnement personnalisé au dossier MDPH : les dispositifs officiels, les textes qui les fondent, et l’ordre des démarches.

  2. Un dépliant administratif déplié sur une table claire, à côté un carnet ouvert où une main recopie des adresses au stylo bille, deux trombones et une agrafeuse posés devant, lumière d’après midi par une fenêtre.

    · École et famille

    Où trouver de l’aide : les ressources publiques

    Les adresses publiques du magazine, réunies sur une seule page : organismes publics et institutionnels, chacun avec ce qu’il traite et sa date de vérification.

  3. Une petite main d’écolier qui serre trop fort un crayon court, les jointures blanches, la feuille qui a glissé de biais sous le poignet, une ligne d’écriture qui enfonce le papier et dérape hors de la réglure, une gomme usée posée à côté.

    · Troubles

    La dyspraxie, ou trouble développemental de la coordination

    Deux mots pour un même trouble, un geste qui coûte plus cher qu’il ne devrait, et une écriture qui le montre : voici ce que le mot dyspraxie désigne, prudemment.

  4. Une feuille de dictée corrigée à l’encre rouge, les accords barrés et repris dans la marge, l’écriture de l’élève régulière au début et plus serrée à la fin de la page.

    · Troubles

    La dysorthographie, et pourquoi ce n’est pas la dysgraphie

    L’orthographe et le geste sont deux choses distinctes, et la distinction change tout : le mot désigne un trouble de l’orthographe, pas de la trace écrite.

  5. Une copie d’élève posée sur une table, les lettres de tailles inégales et mal fermées, plusieurs mots repassés deux fois au stylo, la marge gauche mangée progressivement ligne après ligne.

    · Troubles

    La dysgraphie, expliquée simplement

    Le trouble qui touche directement le geste graphique : ce qu’il désigne, ce qui se voit sur la page, et ce qui ne l’explique pas.

  6. Un chronomètre mécanique posé à côté d’une feuille de copie remplie d’une écriture rapide, un crayon à papier en travers, deux mains qui entrent par les bords du cadre pour maintenir le papier, table de bois clair sous une lumière égale.

    · Troubles

    Ce qu’un bilan de l’écriture observe

    Un chronomètre, une copie, des critères notés : ce que le bilan mesure, et ce qu’il ne conclut jamais seul.

  7. Gros plan sur la pointe d’un stylo bleu qui trace une boucle liée sur une page de cahier à lignes, la pointe et la boucle nettes, tout le reste de la page noyé dans le flou, une table de bois clair et la lumière rasante d’une fenêtre derrière.

    · Apprendre

    L’écriture cursive, du modèle scolaire à la main de l’enfant

    La question que se posent tous les parents de CP quand l’attaché arrive : ce que c’est, quand ça vient, et pourquoi l’école y tient.

  8. Trois cahiers d’écolier empilés en escalier sur une table de bois, du grand lignage au plus fin, vus de très près et de biais, les réglures colorées bien visibles et les pages vierges, une règle en bois posée en travers et un crayon taillé.

    · Apprendre

    Apprendre à écrire, étape par étape de la maternelle au CE1

    La seule question qui compte à la maison : est-ce que c’est normal à cet âge. Réponse dans les programmes, étape par étape.